Mercredi 3 juin 2009
3
03
/06
/2009
12:13
La participation citoyenne à la gouvernance ne devrait pas rester un simple voeu: la Commission Diocésaine Justice et Paix de l'Archidiocèse de Bukavu s'emploie à animer la base et à installer
des comités locaux de gouvernance participative dans les entités de base au Sud-Kivu
C’est ce Samedi 23 mai 2009 que les formateurs de la Commission Diocésaine Justice et Paix ont bouclé l’étape de Nguba où ils ont rencontré 26 leaders locaux avec lesquels ils ont eu des échanges
pendant toute la journée. Cette journée de réflexion avait comme sujets développés :
- la gouvernance participative
- la problématique des Taxes et Impôts
- la conscientisation démocratique à la participation aux actions d’intérêt communautaire
- la résolutions des conflits.
Les communicateurs, Maître Déo BASHI, Maître Pacifique Byumanine, Musole François et la sœur Joséphine ZIHALIRWA ont su capitaliser le temps d’une journée pour susciter l’intérêt des participants
issus de toutes les composantes sociocommunautaire du milieu autour de leur implication dans la résolution des problèmes liés au développement de leur entité.
A la fin de la journée, les participants se sont constitués en 5 comités locaux selon les axes des cellules de base et choisi des leaders de proximité pour former 5 noyaux durs qui animeront ces
CLGP :
- IRAMBO I ET II
- AVENUES CIMETIERE ET IKANGA
- PESAGE
- AVENUES P.E.LUMUMBA, PLATEAU ET RUZIZI
- MUHUMBA ET PANGI
Les CLGP sont des structures citoyennes, non confessionnelles, un cadre apolitique (non partisan) de concertation, d’analyse, de réflexion et d’actions des communautés à la base autours des
questions relatives à la réconciliation, à la sécurité, à la transparence et à la participation dans la gestion de la chose publique.
La mission du CLGP est d’œuvrer à la mobilisation de tous les membres de la communauté pour la promotion de la paix, de la justice et de la bonne gouvernance.
Entre autres activités, il s’occupe de :
- analyser le contexte sociopolitique selon la méthode « voir – juger - agir »
- formuler des recommandations à l’intentions des communautés, des élus et des gouvernants locaux
- préparer des cahiers de charge sur les questions liées à la bonne gouvernance et aux problèmes connexes : la sécurité, la paix, la réconciliation, la justice, la transparence dans la gestion
des ressources naturelles, le respect des droits humains, la cohabitation pacifique et l’encadrement des jeunes.
- Surveiller le travail des élus et l’exécution de budgets locaux
- Contribuer à l’élaboration des projets des lois et des gouvernants locaux
- Contribuer à la révisitation des lois ne tenant pas en compte les intérêts des communautés locales
- Vulgariser les lois et décision des autorités locales
- Sensibiliser les communautés sur l’auto - prise en charge intégrale
- Vulgariser les droits humains et développer des mécanismes de protection contre tous les événements imprévus - Organiser des dialogues entre les gouvernants locaux sur les problèmes touchant
aux intérêts locaux - Accompagner les communautés dans les travaux communautaires
- Préparer la population aux élections locales et municipales et l’accompagner aux initiatives de réconciliation
- Animer des émissions radio ou télé sur la gouvernance participative
- Faire le suivi et l’évaluation des activités des communautés à la base.
Cette panoplie d’activités montre que le champ d’action du CLGP embrasse tous les secteurs de la vie quotidienne du citoyen qui ne peut plus abandonner la gestion de ses intérêts vitaux à des
autres sans s’y impliquer.
Les animateurs des 5 noyaux durs, conscient du retard pris dans l’implantation des structures, se sont résolus de se rencontrer le samedi 30 mai 2009 pour une première planification
d’activités.
Sylvain MASIRIKA
Animateur Principal
Par Humanitas
1
-
Partager
Samedi 7 mars 2009
6
07
/03
/2009
10:02
Partis de Bukavu par le bateau Miss Rafiki ce mardi 24 février 2009, c’est une cinquantaine de jeunes de Bukavu, membre de la communauté de Sant’Egidio qui sont allé se joindre à leurs collègues de
Goma pour une activité de distribution de non vivres aux déplacés de guerre du site de Mugunga au Sud de la ville de Goma. Ils sont arrivés au port de Goma où les attendaient des minibus loués pour
la circonstance et devant les conduire à plus de 18 km de la ville, au centre Maria Mama à Buhimba. C’est depuis plus de deux mois que filles et garçons de la communauté se sont cotisés pour
préparer ce voyage dont l’aller vient de se terminer par l’hébergement. Rien d’autre n’est prévu pour cette journée que les jeunes préfèrent achever par des baignades de détente, le centre se
situant superbément au bord du lac Kivu. Déo Musafiri de L1 Sciences Administratives à l’UOB est de la partie et nous a parlé de sa communauté dont il est membre depuis plus de 2 ans et qui compte
plus de 200 membres à Bukavu. C’est au travers la bibliothèque de son père qu’il a découvert la communauté même s’il faudra l’interventyion d’une fille de son auditoire pour le convaincre à adhérer
en 2007. Ce jeune étudiant s’estime comblé car la communauté l’a mis en contact avec les enfants de la rue, l’école de la paix et surtout la mis en relation avec d’autres jeunes. Nous parlant du
programme, il sait qu’il y aura une conférence, une visite aux déplacé et la liturgie des cendres. La journée du 25 février commence par des baignades, puis, après le petit déjeuner, les jeunes
attendent les bus qui les conduiront au camp des déplacés. Dans l’entre-temps, les responsables sont allés accueillir une délégation internationale qui entre au Congo par Gisenyi, au Rwanda. Elle
est composée de Mr Matteo Zuppi et Dom Francesco qui seront acceuillis par Patrick Balemba, responsable national de la communauté en RDCongo, qu’accompagnent les responsables au Nord-Kivu et à
Uvira. Il est 13 heures passées, lorsque les jeunes arrivent au camp de Mugunga et commencent à décharger le camion plein de bâche. Renseignement leur arrivée dans la ville, les hôtes de la
communauté, Matteo et Francesco ont commencé par les civilités qu’ils présentent au vicaire général de Goma, avant de rejoindre les jeunes au camp. Les distributions peuvent alors commencer.
Contrairement à ce que font la plupart des ONG, ici la priorité a été réservée aux personnes handicapées et autres âgées qui ont été préalablement recencées. Après la distribution lancée par Matteo
et Francesco, les membres effectuent une visite du camp. Au fait, les responsables de la communauté vont visiter une parcelle offerte gracieusement par un habitant afin que la communauté y érige
une école qui pourrait servir non seulement aux déplacés mais aussi aux habitants de Mugunga. Il faut courir contre la montre puisqu’il reste deux activités non moins importantes : la conférence et
la cérémonie d’imposition des cendres. Pour ce faire, c’est le centre Emmaüs, en centre ville, quia été choisi, et c’est le père Francesco qui anime ou co anime avec Dom Matteo. Pour la communauté,
le geste posé est un signe qu’elle s’engage à perpétuer en faveur des deplaces de mugunga afin de leur éviter le désespoir. Ce geste de carême est une matérialisation du partage que nous qui est la
forme de jeune recommandée par les écritures aux côtés d’autres signes tel que se couvrir de sac, changer d’habitude, quitter son confort habituel. Le temps n’a pas suffit pour écouter des
témoignages dont celui de Billy qui a rencontré la communauté lors de son séjour en prison où il était abandonné par tous. Un des plus heureux sera le jeune Etienne RAFIKI, 12 ans, élève à l’EP
Saint François de KADUTU qui a bénéficié de l’attention de tous les aînés pendant cette sortie. Parmi les accompagnateurs discrets, l’abbé Jean Dominique UYERGIU qui nous a livré ses impression de
satisfaction. Pour lui, la communauté est une grande opportunité pour notre temps. Elle peut réaliser plus si les liens internes sont consolidés. C’est à cela que servent les nombreuses sorties
dont celle-ci que les jeunes ont clôturé le jeudi 26 février, en retournant, pour ceux de Bukavu, par le même bateau Miss Rafiki, heureux d’avoir procuré un peu de joie.
Sylvain MASIRIKA, Humanitas
Par Humanitas
0
-
Partager
Jeudi 19 février 2009
4
19
/02
/2009
10:13
300 dollars américains et un message d'encouragement, c'est le contenu d'une enveloppe envoyée à partir de Tshumbe au Kasai Oriental, par une volontaire française, mlle Martine Bergé, en mission
dans ce diocèse, aux orphelins de Mwanda-Katana, au Sud-Kivu.C’est ce Mardi 17 février 2009, en milieu de journée, que les enfants orphelins de Katana ont reçu en visite surprise, le Président de
la shirika Ruzizi, Anatole BASHUGI, porteur d’un message de réconfort de Mlle Martine Bergé, une volontaire française en charge de l’administration financière de la Caritas diocésaine de Tshumbe,
au Kasai Oriental. Le message d’encouragement s’accompagne d’une enveloppe de 300$ que les sœurs responsables de l’orphelinat ont réceptionnée avec joie. Et pour la petite histoire, à la fin de
l’année dernière la shirika de la Ruzizi était en visite à Katana. A cette occasion, des vivres et non vivres étaient remis aux pensionnaires estimés à une cinquantaine, et les membres de la
shirika avaient promis aux enfants de revenir. Mais voilà qu’avant de réaliser cette promesse, le Président de la shirika effectue une mission dans le diocèse de Tshumbe, avec dans son portable,
des photos des orphelins de Katana. Lors des échanges avec Mlle Martine Bergé, vraisemblablement engagée à la cause des orphelins, Mr Anatole Bashugi va montrer ces photos qui ont provoqué la
compassion de Mle Martine. Très touchée, elle a fait un geste symbolique que les sœurs ont apprécié à sa juste valeur : 300$ et ses coordonnées pour faciliter les contacts en vue des interventions
futures. Il fallait aussi de la compassion et des moyens supplémentaires pour effectuer plus de 60 Km sur une route à vous casser le dos et les lames pour que le don de Martine arrive aux
bénéficiaires ! Et qui a dit que l’amour a des frontières ? Au contraire, il donne des ailes et rend tout possible! Des enfants qui relient les hommes et les communautés, c’est aussi le credo de
Humanitas qui était témoin de ce geste de solidarité qui matérialise le pont entre Bukavu, Katana, Tshumbe et la France. Ensemble, c’est possible !
Par Humanitas
0
-
Partager
Lundi 19 janvier 2009
1
19
/01
/2009
12:40
Le samedi 27 décembre 2008 restera gravé dans la mémoire et les cœurs des enfants de la ville de Bukavu
qui ont représenté ceux de toute la province du Sud-Kivu à la cérémonie d’échange des vœux organisée par Mme Belade WALI, épouse du Gouverneur Louis Muderhwa.
Cette date leur rappellera toujours cette journée de joie et de fête qu’ils ont passé ensemble à la résidence officielle du Gouverneur à Nyofu.
Ont partagé ce moment inoubliable le Gouverneur de province du Sud-Kivu, son vice Gouverneur, la miss culture des grands lacs et plusieurs hautes personnalités de la province. Dans sa motivation
pour organiser ces manifestations, la première dame du Sud-Kivu a évoqué le soucis de ^partager Noël avec les enfants parce que Noël est bel et bien la fête des enfants.
La cérémonie a débuté par une visite guidée de la résidence du gouverneur, puis se sont suivis plusieurs jeux, poèmes et chants interprétés par les enfants avant de se clôturer par la remise de
cadeaux aux enfants par Saint Nicolas et la Miss.
Notons aussi la présence de la troupe « mtu ni mtu » et de plusieurs orchestres qui ont agrémenté la journée et fait bouger tout le monde. Après la remise des cadeaux, les enfants ont exprimé
leur joie et ont émis le vœu de vois cette initiative se répéter toutes les années. Ils sont rentrés à bord des bus loués pour la circonstance.
Signalons qu’il y avait environ 200 enfants choisis dans 10 écoles de la ville de Bukavu.
Cette expression de solidarité de l’épouse du Gouverneur, une première dans la ville, et qui a pris, avec la participation de la miss culture des grands lacs, une couleur régionale, est à
encourager et ne doit pas seulement rester une initiative exclusive de l’épouse du Gouverneur mais plutôt un geste à imiter par toute personne éprise de bonne volonté. Surtout lorsque l’on sait
que plusieurs enfants de la province n’ont pu fêter Noël pour plusieurs raisons, soit puisqu’ils sont démunis ou placés dans un environnement d’insécurité.
La présence de la Miss culture des Grands Lacs était un symbole chargé de message pour ces enfants défavorisés et autres nés des viols pour lesquels elle se fait l’ambassadrice.
Espérant que la situation s’améliore, Humanitas souhaite donc joyeux Noël et bonne année 2009 à tous les enfants.




Francis LWANGO Animateur
Par Humanitas
0
-
Partager
Samedi 3 janvier 2009
6
03
/01
/2009
11:50
Le dimanche 19 octobre 2008 le collège provincial des étudiants du sud Kivu a organisé une journée culturelle sur le thème « génie patriote » dans la salle Concordia de l’Archevêché.
En effet ,appuyée par l’honorable président de l’assemblée nationale Mr Vital KAMERHE, cette manifestation s’inscrit dans une série d’activités cadrant avec la paix et la bonne gouvernance :
elle a été précédée ; trois jours avant, d’une conférence dont le thème était « les cinq chantiers de la république et le programme Amani, une opportunité pour un développement possible en
RDCongo : rôle de l’étudiant», ensuite le concours inter universitaire, et après, ce fut le tour d’un « salongo »en collaboration avec le maire de la ville, Mme ZITA KAVUNGIRWA, à qui le
collège des étudiants avait remis à la même occasion quatre poubelles publiques.
S’agissant de la journée culturelle, le comité organisateur était présidé par Mr Roger MILENGE, porte-parole de l’Université Ouverte ;le jury était composé de trois personnes dont Mr Geoire
NTAMBUKA et Mr Hubert BWI MBA ,tous ne faisant partie d’aucune institution pour éviter la partialité.
Toutes les institutions supérieures et universitaires du Sud-Kivu étaient représentées à ce rendez-vous de concours génie en herbe, danses, poèmes et théâtre à l’exception de l’ICAV et de INERA
MULUNGU.
Chacune avait choisi de participer à une des activités ci-haut citées hormis le génie en herbes auquel devraient participer toutes les institutions.
Les questions de génie en herbe portaient essentiellement sur la connaissance générale de la RDCongo, notre pays.
Les danses traditionnelles congolaises étaient plus favorisées que les danses étrangères, conformément au thème de la journée.
Quant aux poèmes, ils véhiculaient le message de paix , de non violence et d’unité du peuple congolais.
La pièce de théâtre intitulée « la paix qu’il nous faut » écrite par Benjamin MZEWE étudiant à l’UOB , est intervenue vers la fin de la journée. Interprétée et mise en scène par la troupe inter
universitaire, elle avait la paix et le rôle de la femme et de la jeunesse dans la résolution des conflits comme principaux messages.
Soulignons que la participation de la jeune fille étudiante à ce concours était encouragée jusque dans les conditions de participation et les règles des concours, la femme étant aussi concernée
par la vie socio – politico - économique de notre pays.
A la clôture de la manifestation , après délibération ,le jury a proclamé : pour le génie en herbes, l’ISDR première, suivie de l’UCB.
En ce qui concerne la danse l’ULPGL suivie de l’ISTGI avaient obtenus la meilleure cotation du jury, tandis que l’ISDR était talonné par l’UOB pour les poèmes.
Enfin , comme prix chaque équipe gagnante avait reçu 20 dollars et chaque étudiant ayant participé au concours avait reçu 5 dollars.
Nous félicitons les étudiants du Sud-Kivu pour cette initiative qu’ils ont eu d’organiser une journée culturelle et les encourageons dans leur démarche de promotion de nos valeurs culturelles
et de l’éveil de la conscience patriotique dans l’esprit des jeunes en général et des étudiants en particulier qui sont les cadres de demain et l’avenir de notre pays .
Maguy DUNIA
L1 Droit, UOB
Par Humanitas
0
-
Partager